Tristesse infranchissable, dans ses yeux vermeils. Rien d'autre que des espoirs déçus, un tourment de complication, tout va bien dans le meilleur des mondes, sauf que le meilleur des mondes, pour elle a depuis longtemps disparu .A même pas 10 ans, elle a vu son père frapper sa mère au point ou sa mère mourra (euh non morru plutot) devant ses yeux. Elle fut élevée dans un foyer, où elle ne s'entendait avec personne. Le monde pour elle, n'était qu'un monde de brute .Elle avait grandie, mais dans cette solitude, elle s'était enfermée. Jamais guère elle en parlait à quelqu'un toujours enfermée dans son silence, et ses livres, livres où elle trouvait tout ce qu'elle n'avait jamais, vécue, ce que les autres appelait le bonheur. Elle vivait sa vie par procuration, devant les écrits, les chansons....Elle finissait par trouver ça normal. Aujourd'hui, c'était l'aube de ces 18 ans, et elle devrait quitter le foyer, et étudier, elle ne savait où, ni comment, sans moyens, sans rien, mais il le fallait, elle souhaitais passer sa vie à se battre, contre le vide, la déchéance de l'âme humaine, elle se l'était promis. Rien d'autre n'importait....
Elle faisait ses derniers bagages, tout lui semblait vide à présent, elle avait passé tellement de temps dans ces lieux, et pourtant dans son esprit elle ne se rappelai que de larmes et de cris, de haine envers elle ; parfois elle eu dans cette chambre des moments heureux...Elle se souvenais de s'être souvent réfugié sous le lit, pour se cacher, un livre à la main. A présent, tout ses rêves devaient être oublié, elle allait sortir dans la jungle de la rue, seule, sans ses petits cachets qu'on lui donnait souvent, sans la bibliothèque, abandonnée. Le jour tant redouté était arrivé. Les gardes vinrent lui dire au revoir, vaguement par politesse, enfin il était débarrassé de cette peste...
Soudain, on toqua à sa chambre, qui cela pouvait il être encore ? Une dame d'age mure avait frappé et apparu. Les cheveux blancs, habillée de manière élégante. Cécile ne savait point qui elle était ....la dame parlait avec un drôle d'accent, un accent nordique, peut être russe, Cécile ne comprenait pas tout ce qu'elle disait. Qui donc pouvait elle être ? Elle lui expliqua qu'elle était la mère de sa mère soit sa grand-mère. Cécile ne comprenait pas, sa mère, Claudia lui avait toujours dit que sa grand-mère était morte. Pourquoi lui aurait –elle menti...
Sa grand-mère, lui expliqua qu'elle avait quitté son mari quand Claudia avait quinze ans, pour partir avec un autre homme, en Pologne. Claudia, ne voulant pas accepter cela, et ne supportant pas de quitter son pays natal, la Russie, refusa de partir loin avec sa mère, et resta chez son père. La grand-mère partit tout de même, et chaque fois qu'elle tenta de contacter Claudia, cette dernière l'ignorait, et ne prit pas la peine de lire, ni de répondre. Elle brûlait les lettres,